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Quelles soft skills sont les plus recherchées par les recruteurs ?

Embarquez dans notre exploration détaillée de ces soft skills qui peuvent faire la différence. Zoom sur leur origine et pourquoi elles sont si importantes ; puis sur un certain nombre qu’il pourrait être intéressant de valoriser lors d’un prochain entretien.

Les soft skills, ces compétences « douces » qui s’opposent aux plus traditionnelles et techniques hard skills, sont considérées avec de plus en plus d’attention par les recruteurs, qui connaissent bien l’impact réel qu’elles peuvent avoir sur une prise de poste et les différences qu’elles peuvent représenter au quotidien sur le travail d’une nouvelle recrue. Ces soft skills sont des compétences transversales, qui peuvent avoir trait aussi bien aux qualités relationnelles qu’à des aptitudes travaillées dans des domaines annexes s’avérant d’une importance considérable. Embarquez dans notre exploration détaillée de ces soft skills qui peuvent faire la différence. Zoom sur leur origine et pourquoi elles sont si importantes ; puis sur un certain nombre qu’il pourrait être intéressant de valoriser lors d’un prochain entretien.


Des compétences douces, certainement pas molles

D’où viennent les softs skills ?

Contrairement à une idée reçue, les softs skills ne sont pas de simples valeurs morales avec lesquelles les candidats ont souvent tendance à les confondre pour simplifier l’écriture de leur CV. En effet, ces compétences « douces » sont tout sauf « molles », en ce sens qu’elles demeurent parfaitement tangibles et, tout comme les hard skills, peuvent être appliquées dans un contexte professionnel. Pour prendre un exemple très concret de cette différence essentielle, l’audace est une vraie valeur, mais pas une soft skill, qui se traduira plutôt en langage de recruteur par « esprit d’initiative ».

Pour les mêmes raisons, on aurait tort de croire que l’on ne peut pas acquérir des softs skills. Si ces compétences souvent moins techniques sont aussi plus difficiles à apprendre que les hard skills, cela ne signifie pas pour autant que l’on ne peut travailler leur apprentissage à des fins professionnelles... Si tant est bien sûr que l’on ait pour elles quelques prédispositions naturelles.

Finalement, la seule différence essentielle entre hard et softs skills réside dans la transversalité de ces dernières, qui ne sont donc pas liées à un métier particulier. Par conséquent, elles peuvent trouver leur application dans des contextes multiples, ce qui n’est pas pour déplaire aux recruteurs et aux entreprises qui embauchent.

Découvrez sur ce sujet notre épisode du podcast Conversations RH « Les soft skills : un enjeu de développement pour les entreprises comme pour les candidats », dans lequel trois experts répondent à vos questions :



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L’importance croissante des softs skills dans les processus de recrutement

Dans un marché du travail hyper concurrentiel, marqué de surcroit par une uniformisation progressive de profils surdiplômés, l’intérêt croissant des recruteurs pour les softs skills est tout sauf une surprise.

Outre cette capacité de différentiation, l’observation approfondie des softs skills permet aussi aux RH de contrebalancer l’utilisation grandissante des logiciels d’assistance au recrutement. Les recruteurs évitent ainsi de passer à côté d’un candidat qui ne cocherait pas toutes les cases en termes de hard skills mais serait pourtant un candidat idoine pour le poste, tant ses compétences douces feront plus que compenser ses lacunes techniques.

D’autant que les hards skills présentent par nature une obsolescence programmée, une compétence technique pure survivant rarement à plus de quatre ou cinq années. L’automatisation croissante des tâches bouleverse sans cesse le paysage professionnel, là où la grande stabilité et la valeur intrinsèque des softs skills offrent à leur détenteur une longueur d’avance et une flexibilité qui fera la différence sur le long terme.

Ayant entériné leur intérêt pour les softs skills, les recruteurs se sont mis à pied d’œuvre pour définir des méthodes d’évaluation, de la détection des compétences douces dissimulées au sein d’un CV à leur estimation objective… En commençant par les lister pour être sûr de ne pas en manquer.


Ces softs skills les plus recherchées par les recruteurs

Dresser une liste complète de toutes les compétences douces n’est pas chose aisée. Mais il est en revanche possible de tenter d’en établir une nomenclature compréhensive qui pourrait permettre aux candidats d’y voir plus clair et de faire leur choix dans celles qu’ils voudraient travailler ou intégrer à leur CV, en appuyant tout particulièrement sur ces compétences douces qui ouvrent la voie royale à des postes de management.


Savoir communiquer

Qu’il s’agisse de parler avec vos clients, vos collègues ou vos fournisseurs, les compétences en communication sont importantes dans presque tous les métiers, bien qu’elles prennent une importance particulière dans les emplois de service à la clientèle.

Mêlant les capacités à s’exprimer clairement et poliment, mais aussi à faire preuve de d’écoute, ces softs skills incluent bien souvent des qualités de présentation, de négociation ou de persuasion. Elles couvrent aussi un spectre très large allant de la communication verbale aux qualités d’écriture et à la maitrise du langage corporel.


Faire preuve d’esprit critique

Allant de pair avec les qualités de communication, l’esprit critique est une catégorie de softs skills particulièrement recherchée par les employeurs qui apprécient les candidats capables d’aller au-delà de la simple écoute, d’analyser les situations et de prendre des décisions en conséquence.

Créativité, flexibilité, réactivité, curiosité, les compétences liées à l’esprit critique peuvent être un vrai plus dans de nombreux postes. Elles prouvent de manière générale la capacité du candidat à se sortir de nombreuses situations épineuses tout en sortant des sentiers battus.


Savoir travailler en équipe

Set de compétences douces particulièrement recherché pour des postes subalternes, les capacités de travail en équipe font aussi partie de celles que l’on va scruter en premier dans un résumé, tant elles sont essentielles dans la grande majorité des emplois actuels.

Savoir travailler en équipe, c’est souvent avant tout savoir vivre ensemble et faire preuve autant d’intelligence émotionnelle que de sensibilité aux personnes qui nous entoure. Vous êtes capable d’empathie, et ne rencontrez pas de problèmes à accepter les commentaires ou à gérer des situations de stress au travail ? Vous cochez sans doute déjà bien des cases des compétences douces liées au travail en équipe.


Rester toujours positif

Les softs skills liées à une attitude positive sont très importantes pour les emplois en équipe, mais aussi pour les managers qui doivent donner l’exemple en toute occasion.

Dans des environnements de travail toujours plus stressants et compétitifs, la courtoisie, l’énergie, l’enthousiasme et le sens de la camaraderie, pris non pas comme de simples valeurs, mais appliqués à sa façon de travailler, sont des compétences douces des plus recherchées par les entreprises qui savent qu’un employé heureux d’aller au travail est un employé plus productif.


Faire preuve d’éthique professionnelle

S’il est une compétence douce qui soit aussi difficile à démontrer au premier abord que porteuse de sens sur le long terme, c’est bien l’éthique professionnelle. Appréciée chez tous les candidats à n’importe quel emploi, elle sera particulièrement importante dans des secteurs sensibles tels que la finance, et primordiale pour tous les postes de direction.

Attention pour autant à ne pas résumer l’éthique professionnelle au simple respect de la déontologie : au-delà du respect du cadre juridique de son emploi, l’éthique comprendra aussi une solide part de concentration et d’autonomie, ainsi qu’une ponctualité et une fiabilité à toute épreuve, alliées à de grandes capacités de planification et de budgétisation.


Être un leader-né

Dernière grande catégorie de compétences douces, le leadership est aussi une des plus fréquemment recherchée, et fort logiquement devra absolument ressortir du CV d’un candidat postulant à un emploi de direction. Même si le poste pour lequel vous candidatez est pour l’instant un poste subalterne, le recruteur sera ravi de constater que vous pourrez le cas échéant remplacer un manager absent ou vouloir faire évoluer votre carrière en interne un peu plus tard.

Mais qu’est-ce que faire preuve de leadership ? Gestion de conflits, prise de décision, capacités de mentorat ou de motivation, vision d’ensemble, mais aussi aisance à déléguer lorsque les circonstances l’exigent, voici les qualités « douces » d’un bon manager, et les soft skills qui devront absolument apparaitre dans votre CV si vous pensez les posséder.


Des compétences douces qui se travaillent

Chaque candidat devra prendre le temps de véritablement faire le tri entre les softs skills qu’il est sûr de posséder, celles qu’il pense pouvoir acquérir et celles qui ne sont pas à sa portée. Le but n’est pas de cocher toutes les cases, mais de faire preuve d’humilité et d’honnêteté dans le CV que vous transmettrez à des recruteurs qui scrutent désormais avec une attention toute neuve ces compétences douces qui ouvrent de plus en plus la voie à de grandes carrières.

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