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Comment aborder la notion d’échec en entretien ?

Il est possible qu’un recruteur vous demande en entretien “parlez-moi de l’un de vos échecs”. Pourquoi cette question, comment choisir le bon sujet pour y répondre et surtout comment en parler ? Zoom sur la meilleure tactique pour sortir votre épingle du jeu.

Pourquoi interroger sur l’échec ?

Le dictionnaire Larousse le définit comme “le résultat négatif d'une tentative, d'une entreprise, un manque de réussite”. Mais même si les objectifs initiaux n’ont pas été remplis, l’échec peut toujours comporter une part de réussite : avoir su faire preuve de réactivité et d’adaptation, avoir trouvé des solutions subsidiaires, avoir appris. C’est ce type de retour qu’attendra le recruteur en vous posant cette question de l’échec. L’idée ici est de tester votre capacité à rebondir et d’observer comment se structure votre argumentation face à une interrogation qui peut s’avérer compliquée. Le recruteur souhaitera à la fois comprendre ce qui a provoqué l’échec, comment il a été surmonté et ce qui en a été tiré.


Comment choisir le bon sujet ?

A vous donc de bien choisir le sujet que vous souhaitez mettre en avant : celui avec lequel vous êtes à l’aise et surtout celui qui révèle le meilleur de vous-même. La question de l’échec est délicate et mérite un peu de préparation : réfléchissez-y-en amont de l’entretien et définissez l’événement que vous souhaitez relater, ainsi que la façon de le raconter et à ce que vous en avez retiré. Soyez humble et n’essayez pas de nier ou de repousser la question et choisissez un exemple que vous avez réellement vécu.


Comment en parler ?

Pour structurer votre réponse, vous pouvez appliquer la méthode STAR, un acronyme signifiant : Situation, Tâche, Action et Résultats.

  • Commencez par expliquer le contexte pour que l’on comprenne les enjeux et les parties prenantes du sujet. Restez transparent et factuel, sans vous étendre sur les détails.
  • Evoquez aussi votre rôle, votre tâche, et prenez soin de ne pas renvoyer la faute sur les autres ou la fatalité, mais énoncez plutôt les responsabilités de chacun.
  • Expliquez ensuite l’action et ce qui n’a pas fonctionné.
  • Enfin, appliquez-vous à détailler ce que vous avez conclu de positif de cette expérience.

Pour cela, ayez en tête qu’il est possible de valoriser à la fois vos compétences dures et douces. Les compétences dures peuvent être par exemple : les techniques de gestion de crise, vos capacités rédactionnelles ou le traitement d’une base de données. Vos compétences douces correspondent davantage à des aptitudes liées à votre personnalité, cela peut être : votre gestion du stress, votre capacité à communiquer ou encore votre débrouillardise. Bref, montrez que cet échec vous a permis de grandir et d’acquérir de nouvelles compétences

Enfin, il est également possible de s'interroger sur comment, avec le recul, vous auriez peut-être géré cette situation différemment.


Vous l’avez compris, parfois l’échec n’est qu’une question de point de vue. Vous êtes maintenant plus à l’aise pour vous présenter devant les recruteurs ? Consultez nos offres d’emploi pour trouver votre futur poste. Les offres que nous proposons actuellement ne correspondent pas à votre profil et à vos attentes ? N’hésitez pas à revenir sur notre site régulièrement pour découvrir nos nouvelles offres.